21 mai 1919 - 27 décembre 1994
Alain Dieulangard
« Crier vers le Seigneur pour le réveiller »
Dans la famille Dieulangard, bretonne d’origine, la vie religieuse est prise au sérieux. Trois sœurs et un frère embrasseront la vie consacrée. Ce solide ancrage familial est certainement un terreau important. C’est après ses études de droit à Rennes complétée en 1943 qu’il va choisir d’entrer chez les Pères blancs, attiré par la vie de missionnaire et l’Afrique. Même s’il rêvait de l’Afrique subsaharienne, et en particulier de l’Ouganda, c’est en Algérie qu’il va être rapidement envoyé, en Kabylie, où il passera toute sa vie. Il va apprendre l’arabe et le kabyle à l’Institut des Belles Lettres Arabes (IBLA) de Tunis et se faire proche de la population.
Surnommé « grand-père » par les plus jeunes, il était regardé comme un sage par tous. Bien que réservé, il était doté de beaucoup d’humour.
À un moment tenté par la vie contemplative à l’issue d’une année passée à l’Institut Notre-Dame de Vie à Venasque où se trouve une de ses sœurs, son confrère Jean Chevillard l’en dissuade :
« Ta prière ne sera peut-être pas aussi belle que dans le cadre de Venasque, mais ce sera celle, tout aussi méritoire, d’un apôtre, d’un missionnaire, qui cherche à être uni au Seigneur, à travers tout son travail et ceux qu’ils rencontrent. »
(C’était une longue fidélité à l’Algérie et au Rwanda, p. 65)
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21.05.1919 Naissance à Saint-Brieuc
1943-1946 Séminaire des Pères blancs à Béruges puis Altkirch
21.09.1946 Prise d’habit et année spirituelle à Maison Carrée (Algérie)
1947-1949 Scolasticat à Thibar
29.06.1949 Serment perpétuel à Thibar
1.02.1950 Ordination sacerdotale à Carthage et nomination en Algérie
1973-1974 Une année à Notre-Dame de vie (Venasque)
1974-1977 Divers postes sur Alger
1978-1994 Services à Tizi Ouzou
27.12.1994 Assassinat à Tizi-Ouzou
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« Il fait partie de ceux qui ont tout donné à Dieu et aux hommes. Son sourire rayonnant nous dit la transparence de son âme. Le travail de tels apôtres, continue bien au-delà de leur vie terrestre… »
(une sœur clarisse, citée dans C’était une longue fidélité à l’Algérie et au Rwanda, p. 73)
« Alain Dieulangard, le mystique, le charismatique. Mais aussi l’humble serviteur, il aimait prendre l’économat de la communauté, pas tellement pour l’exactitude des comptes ! Mais pour les contacts avec les commerçants et aussi parce qu’il aimait faire la bonne cuisine. Il mettait beaucoup d’amour dans ce qu’il faisait. Ainsi, la catéchèse des enfants, l’accompagnement spirituel de certaines personnes, les sorties chez des kabyles isolés, individus ou familles. Ce n’est pas pour rien qu’après toutes ces années, ses confrères, l’appelaient, "l’apôtre de la route" »
(Eric Bladt, Missionnaire d’Afrique, dans C’était une longue fidélité à l’Algérie et au Rwanda, p. 70-71)

