Le pape rencontrant trois femmes, toutes souriantes, dans un cadre intérieur, probablement lors d'une cérémonie ou rencontre officielle.

7 juin 1949 - 23 octobre 1994

Esther Paniagua Alonso

« Le modèle parfait c’est le Christ »

Cadette d’une fratrie de trois sœurs, c’est très jeune qu’Esther se pose la question de la vie religieuse. Terminant sa scolarité chez les augustines missionnaires, c’est chez elles qu’elle entre et fera ses premiers vœux le 13 juin 1970. Après ses vœux définitifs, et des études d’infirmière, elle est envoyée en Algérie, à Blida, pour s’occuper d’enfants handicapés dans la clinique de la Mitidja.

Esther avait aussi un goût particulier pour l’islam. Elle sera formée à l’Institut Pontifical d’Études Arabes et d’Islamologie (IPEA) à Rome (1981-1983). Motivée pour échanger avec les gens simples, elle apprend l’arabe. De retour à Bab El-Oued, elle va reprendre son travail auprès des enfants handicapés. Avec les événements et la violence qui monte, elle change de lieu de travail et se rapproche un peu de son lieu de vie pour travailler à la clinique de Beni-Nem. Elle devient aussi supérieure de sa communauté.

Rentrée chez elle pour les congés d’été 1994, et malgré les voix qui aimeraient la retenir, elle repart convaincue : « Je suis Algérienne ».

Au moment du discernement communautaire les 6 et 7 octobre, elle témoigne simplement :

« En ce moment, pour moi, le modèle parfait est Jésus : il a souffert, il a eu à vaincre des difficultés et abouti à l’échec de la croix, d’où j’ai la source de la vie. »

Portrait monochrome d'une femme portant des lunettes, coiffée de cheveux courts et portant un chemisier formel.

Sœur Esther avec Jean-Paul II
(© Archives générales des Augustines Missionnaires)