Photo d'une affiche ou d'une image médicale montrant un visage d'une femme avec une expression neutre, portant un habit de style médical ou formel.

22 novembre 1933 - 3 septembre 1995

Angèle-Marie Littlejohn

« Ne pas avoir peur »

Originaire de Tunis, et orpheline de père alors qu’elle a 8 ans, tandis que son frère est confié de son côté aux Sœurs de Saint Vincent de Paul elle est confiée, avec ses deux sœurs, à la Congrégation de Notre-Dame des Apôtres., permettant à sa mère de travailler. Aussi, lorsqu’elle pense à son avenir et à la vie religieuse, c’est naturellement qu’elle se tourne vers celles qui l’ont accompagnée dans sa croissance. Admise au postulat à Vénissieux le 1er mars 1957, sa dyslexie ne lui permet pas de faire beaucoup d’études. En revanche, elle montre de remarquables talents manuels. Cela l’amène à être envoyée en Algérie et à être engagée quelques années plus tard, en 1964 par la ville d’Alger comme professeur à l’école des Arts industriels et décoratifs d’Alger située à Belcourt.

« Je demande à Dieu d’être un peu plus chaque jour ouverte à son amour pour qu’ainsi, ce soit lui qui soit révélé à travers nos vies. »

C’est avec passion qu’elle va s’engager auprès des jeunes filles algériennes auxquelles elle souhaitait communiquer le goût de la beauté et l’art du travail bien fait.

Femme de prière, d’un tempérament gai et enjoué, elle était aussi fortement engagée dans la vie communautaire et ses exigences, tout comme dans la vie du quartier malgré la forte présence islamiste.

Trois femmes, dont deux religieuses en uniforme, autour d'une table partageant un repas, souriantes.

Sœur Angèle-Marie Littlejohn avec une voisine et sœur Bibiane
(© Archives générales Congrégation Notre-Dame des Apôtres)

Un portrait en style semi-abstrait d'une femme asiatique souriante portant des lunettes, en noir et blanc avec un ton bleu